23 JUILLET 2015 ¦ GENÈVE - À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée le 28 juillet, l’Organisation mondiale de la Santé lance un appel pour que les pays renforcent d’urgence leur action destinée à prévenir l’hépatite virale et à assurer que les personnes qui ont été infectées sont diagnostiquées et qu’elles bénéficient d’un traitement. L’Organisation, cette année, prête plus particulièrement attention aux hépatites B et C, conjointement responsables d’environ 80% de tous les décès par cancer du foie et cause de près de 1,4 million de décès chaque année.
Connaître les risques
L’OMS met les populations en garde contre le risque de contracter une hépatite par du sang non sécurisé, des injections à risque et l’échange de matériel d’injection de drogues. Onze millions de personnes qui consomment des drogues par injection présentent une hépatite B ou C. Les enfants nés d’une mère atteinte d’hépatite B ou C et les partenaires sexuels de personnes atteintes d’hépatite sont également exposés au risque d’infection.
L’Organisation insiste auprès de tous les services de santé pour qu’ils réduisent les risques en utilisant exclusivement du matériel stérile pour les injections et pour les autres actes médicaux, qu’ils contrôlent tous les dons de sang et les constituants du sang à la recherche des hépatites B et C (ainsi que du VIH et de la syphilis) et qu’ils encouragent la vaccination contre l’hépatite B.
Les pratiques sexuelles à moindre risque, notamment en réduisant au minimum le nombre de partenaires et l’utilisation de mesures de protection mécanique (préservatifs), protègent aussi contre la transmission.
Exiger des injections sûres
Quelque deux millions de personnes contractent chaque année une hépatite à la suite d’injections à risque. Ces infections peuvent être évitées si les seringues utilisées sont stériles et si elles sont conçues pour un usage unique.
L’élimination des injections superflues est un autre moyen efficace de prévenir la transmission de l’hépatite. Seize milliards d’injections sont administrées chaque année. Environ 5% de ces injections sont utilisées pour la vaccination, 5% pour des actes tels que les transfusions sanguines et les contraceptifs injectables, et les 90% restants pour administrer des médicaments. Pour de nombreuses maladies, les injections ne sont pas le premier traitement recommandé et des médicaments par voie orale pourraient être utilisés.
Être vacciné
L’OMS recommande la vaccination de tous les enfants contre l’hépatite B, qui fait quelque 780 000 victimes chaque année. Un vaccin sûr et efficace peut protéger à vie contre l’hépatite B. Le vaccin doit être administré dès que possible après la naissance, de préférence dans les 24 heures. La dose administrée à la naissance doit être suivie de 2 ou 3 doses pour compléter la série.
L’OMS recommande également la vaccination des adultes qui sont exposés à un risque accru d’hépatite B. Il s’agit des personnes qui ont fréquemment besoin de sang ou de produits sanguins (tels les patients sous dialyse), des personnels soignants, des personnes qui consomment des drogues injectables, des partenaires sexuels et des membres du foyer de personnes présentant une hépatite B chronique, et des personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels.
Depuis 1982, plus d’1 milliard de doses de vaccin anti-hépatite B ont été utilisées à l’échelle mondiale et des millions de décès potentiels par cancer du foie et par cirrhose ont été évités. Dans plusieurs pays où un enfant sur dix environ était infecté de façon chronique par le virus de l’hépatite B, la vaccination a ramené le taux d’infection chronique à moins de 1 pour 100 chez les enfants vaccinés. Il n’existe pas, à ce jour, de vaccin contre l’hépatite C.
Faire des tests, solliciter un traitement
Il existe maintenant des médicaments capables de guérir la plupart des personnes atteintes d’hépatite C et de maîtriser l’hépatite B. Les personnes qui bénéficient de ces médicaments ont beaucoup moins de chances de mourir des suites d’un cancer du foie ou d’une cirrhose et il est beaucoup moins probable qu’elles contaminent d’autres personnes. Aussi l’OMS recommande-t-elle aux personnes qui pensent avoir été exposées à l’hépatite de se soumettre à un test pour savoir si elles ont besoin d’un traitement afin d’améliorer leur propre santé et de réduire le risque de transmission.
L’OMS a publié précédemment cette année de nouvelles lignes directrices sur le traitement de l’hépatite B. Elle recommande notamment l’utilisation de tests simples non invasifs pour évaluer le stade de l’affection hépatique et aider à déterminer qui a besoin d’un traitement. L’OMS estime aussi que le traitement doit être administré en priorité aux personnes présentant une cirrhose – stade le plus avancé de l’atteinte hépatique, et elle préconise l’utilisation de deux médicaments sûrs, très efficaces, le ténofovir ou l’entécavir. Un suivi continu au moyen de tests simples e
